FeaturedBerges

Cette année, Paris a franchi le cap : les Berges de Seine ont été aménagées pour vous servir au mieux. Grand succès pendant l’été, c’est maintenant avec une écharpe autour du cou et un bonnet sur la tête que nous profitons de ces nouveaux espaces. Sortez les doudounes, la balade des Berges parisiennes vous réserve de nouvelles surprises. Pour enrichir la promenade, Cinemacity vous fait voyager à travers le temps et à travers les yeux de cinéastes.

 

Les nouvelles Berges aujourd’hui

 

Après quarante-sept ans de parenthèse automobile, le bord du fleuve s’est transformé, l’été dernier, en promenade piétonne de 2,3km. Le site, classé patrimoine de l’UNESCO, devient un lieu de partage et de convivialité avec des activités autour du sport, de la nature, de la détente et de la culture. Sous le soleil de Paris, spectacles vivants sur la Scène Mikado et apéro sur les terrasses des guinguettes ont charmé les parisiens. Pour cette nouvelle saison froide et pluvieuse, tout est pensé ! D’ici quelques semaines, les rendez-vous concerts, ateliers, séances de sport et autres animations se feront dans une grande halle de 400m2 . Aux alentours de Noël, elle se transformera en salle de cinéma pour projeter des films en partenariat avec France télévision. Les plus petits comme les plus grands seront servis. Sur l’espace extérieur, le programme n’en est pas moins chargé : une séance de sport à la « Rocky » aura lieu sur l’emmarchement devant le musée d’Orsay et une zumba géante sera une nouvelle fois organisée. Quant aux petits creux, les restaurants auront leur péniche amarrée devant leur terrasse Avant de vous projetez dans le froid parisien, profitez de cet fin d’été indien: MobiloCiné, le « spectaculaire ciné » déambulera encore ce mercredi 30 octobre et  samedi 2 novembre et l’exposition de la FIAC ne bougera pas jusqu’au 15 novembre. 

 

fiacberges

 

Le cinéma, un témoignage des berges d’antan

 

C’est à l’image de la ville que les bords de Seine ont changé de formes. Cinemacity vous transporte dans le temps pour découvrir son évolution. Retour en 1959 avec Lino Ventura dans 125 rue Montmartre. À la pointe de la mode avec ses converses aux pieds, l’acteur fait sa pause, assis sur une barque près de l’eau.

 

 

En face, Jean Gabin part pour une visite en bateau mouche dans Le cave se rebiffe. Nous sommes au tout début des années 1960 soit uniquement 7 ans après l’inauguration du premier bateau mouche par Jean Bruel. Une activité touristique qui attire aujourd’hui des millions de personnes chaque année…

 

le_cave_se_rebiffe_screenshot

 

Avant le triomphe des berges, la gloire était aux ponts de Paris. En 1856, voyez, Arsène Lupin sur son bateau, amarré devant la construction du Pont de l’Alma.

 ARSENE_LUPIN_005058

 

Les ponts ont leur importance et certains cinéastes s’y baladent pour filmer des histoires. Patrice Leconte crée la rencontre de Daniel Auteuil et Vanessa Paradis dans La fille sur le pont sur la Passerelle Debilly. Pont de Grenelle, Christophe Honoré met en scène le grand plongeon de Romain Duris (Dans Paris). Le plus grand fan des ponts de Paris est Leos Carrax. Après avoir épuisé ses pellicules sur le Pont-Neuf avec Mauvais sang, Boy meets girl et Les amants du Pont-Neuf, le réalisateur transforme Denis Lavant en mendiante sur le Pont Alexandre III dans Holy Motors.

 

 

A quoi ressembleront les Berges dans 40 ans ?

 

À partir du 20ème siècle, Paris doit gérer la cohabitation entre piétons et automobilistes. Les voies sur berges sont donc créées pour alléger le trafic routier. Cet espace est sujet à de multiples projets d’architectes, urbanistes et même, cinéastes. Le film d’animation Renaissance imagine un compromis futuriste pour un bon rapport entre piétons et véhiculés.

 

 

Entre Paris Plage, événement éphémère de la rive droite et les nouvelles Berges, promenade permanente, rive gauche, la jolie Seine se voit de plus en plus animée et contemplée. Mais est-elle à son apogée ?

 

Comme a dit Prévert :
« La Seine a de la chance
Elle n’a pas de souci
Et quand elle se promène
Tout au long de ses quais
Avec sa belle robe verte
Et ses lumières dorées
Notre-Dame jalouse,
Immobile et sévère
Du haut de toutes ses pierres
La regarde de travers
Mais la Seine s’en balance
Elle n’a pas de souci
Elle se la coule douce
Le jour comme la nuit  »

 

Un grand MERCI à Alexia Mille, assistante de production et Isis Poteau, chargée de communication de la société Artevia, pour toutes les informations concernant la programmation des nouvelles Berges et le projet en lui même. 

 

Héloïse Paulmier