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À l’occasion de la 42ème édition du Festival d’Automne, l’exposition « Planète Marker » vous plonge dans l’univers de Chris Marker au Centre Pompidou. À travers ses oeuvres, des intervenants et une rétrospective, le cinéaste est mis à l’honneur jusqu’au 22 décembre. Cinemacity profite de l’événement pour vous faire découvrir Paris derrière la caméra de l’artiste.

 

La Jetée (1962)

 

Paris est détruit, Paris est désert. 1962, La Jetée est une science-fiction montée par des clichés sombres parfois craintifs. Chris Marker se fait alors remarqué par tous les professionnels de l’image pour sa performance technique.

 

 

Laissez-vous emporter par la poésie du moyen métrage le plus connu du cinéma français. Du haut Belleville, découvrez le Paris imaginaire de la Troisième Guerre mondiale. Sous le Palais Chaillot, le refuge du personnage principal dans la fiction deviendra, l’année d’après, les sous-terrains de la Cinémathèque française. Au jardin des plantes, perdus dans le temps, l’atmosphère est aux souvenirs amoureux pour Davos Hanich et Hélène Châtelain.

 

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Davos Hanich et Hélène Châtelain, La Jetée, 1962.

À ne pas rater :
Jeudi 17 octobre, à 20h, avant la projection de la fiction, Bamchade Pourvali, auteur de « Chris Marker » (Cahier du cinéma, 2003) présente La Jetée comme « modèle réduit d’une oeuvre », celle d’Alfred Hitchcock, Vertigo. 
Vendredi 8 novembre à 19h, projection de Her Ghost, un projet retravaillé de La Jetée qui se focalise sur le personnage mystérieux de la femme.
Samedi 14 décembre, à 18h30, « Planète Marker » vous fait découvrir trois variations autour du film.

 

Le Joli Mai (1963)

 

Quelques mois après succès de sa science-fiction, Chris Marker tourne Paris tout autrement. À travers Le Joli Mai co-réalisé avec Pierre Lhomme, les deux cinéastes donnent la parole aux parisiens.

 

 

« Il vaut mieux attendre Paris patiemment, et l’observer, sans vouloir le surprendre. Il tient un spectacle permanent. Un grand spectacle qui se déroule d’une manière confuse et nonchalante, comme une souple tragédie mêlée de farce. » Chris Marker. 

 

À ne pas rater :
Dimanche 10 novembre, à 20h, plongez dans l’ambiance de la capitale de l’après-guerre d’Algérie. Pierre Lhomme et Pierre Grunstein vous offrent une présentation du documentaire.

 

Chats Perchés (2004)

 

C’est en 2004 que Chris Marker refait parler de lui et de la ville : Chats Perchés montre un Paris coloré avec une population révoltée. Les parisiens luttent et militent sous le regard de Monsieur Chat. Sur le parvis de Beaubourg, boulevard Saint-Germain ou encore sur les pelouses du Champ de Mars, le personnage graffé sur plus d’une centaine de murs parisiens devient symbole d’humanisme. En 2004, pour l’inauguration du documentaire, Thomas Vuille autrement appelé, Monsieur Chat, peint son félin en géant sur le parvis du Centre Pompidou.
Pour en savoir plus sur le travail entre M. Chat et Chris Marker, ne manquez pas l’excellent dossier Marker à lire sur Arte Creative.
« Paris est un objet de conte aussi éculé et fabuleux que le soulier de Cendrillon. N’importe qui peut se targuer de l’avoir connu, et personne de l’avoir chaussé » Chris Marker

 

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Parvis du Centre Pompidou, inauguration de Chats perchés en 2004.

 

À ne pas rater :
Samedi 19 octobre, à 18h30, Rainier Lericolais, compositeur de la musique de l’ensemble de la filmographie de Chris Marker prend la parole.
Samedi 2 novembre, à 17h et vendredi 13 décembre, à 20h, projection de Chats Perchés

 

Et dès maintenant, chaussez les souliers du cinéaste : il est l’heure de votre balade cinéma, sur les pas de Chris Marker.

 

Héloïse Paulmier